Le Déjeu

Genre
Poésie
Année de parution
1997
ISBN
2-88241-073-5
Nb. de pages
130

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Revue de presse
2

C’est un livre tout bruissant d’insectes. C’est un livre de la reconstruction. Quelle voie suivre lorsqu’on vit «dans le désordre de nos débris»? Alexandre Voisard, qui fut le chantre du Jura, revisite ici les pans d’ombre et suppute les chances de pollen.
Le Déjeu est emprunté aux cartes, tel que le jeu se pratique dans son pays, explique Alexandre l’Ajoulot. C’est une manière d’attirer l’attention en commettant dès le premier pli une bévue, pour éclairer le partenaire sur la qualité de son jeu. Voisard utilise cette feinte en poésie, son partenaire étant ici le lecteur.
Jouant des déroutes pour mieux chercher ses routes, le poète remonte aux sources. Dans sa quête, il pèse les incertitudes pour trouver «l’éclaircie des pages blanches». Et ce symoble: retenir des cerises «le doux noyau qui réchauffe toutes les paroles».

C’est un livre tout bruissant d’insectes. C’est un livre de la reconstruction. Quelle voie suivre lorsqu’on vit «dans le désordre de nos débris»? Alexandre Voisard, qui fut le chantre du Jura, revisite ici les pans d’ombre et suppute les chances de pollen.
Le Déjeu est emprunté aux cartes, tel que le jeu se pratique dans son pays, explique Alexandre l’Ajoulot. C’est une manière d’attirer l’attention en commettant dès le premier pli une bévue, pour éclairer le partenaire sur la qualité de son jeu. Voisard utilise cette feinte en poésie, son partenaire étant ici le lecteur.
Jouant des déroutes pour mieux chercher ses routes, le poète remonte aux sources. Dans sa quête, il pèse les incertitudes pour trouver «l’éclaircie des pages blanches». Et ce symoble: retenir des cerises «le doux noyau qui réchauffe toutes les paroles».

Pierre Gremaud
La Gruyère

…Jamais Voisard n’a été si lucide sur sa propre création. En poèmes courts, il signale la vie au-delà des choses et des êtres en faisant mine de rester en deçà du réel. Il ruse même avec la forme. Ses poèmes ressemblent aux haïkus japonais mais ils gardent le souvenir de la fable, du proverbe et du dicton, l’odeur du matou «dans les plis du paysage», «alors que l’amour atermoie à la porte». Il renâcle à totaliser les mondes. Il veut simplement «parler, parler, parler, de tout ce rien qui est si peu dans l’oreille». Il veut retourner à ses amours, à ses images cocasses…

…Jamais Voisard n’a été si lucide sur sa propre création. En poèmes courts, il signale la vie au-delà des choses et des êtres en faisant mine de rester en deçà du réel. Il ruse même avec la forme. Ses poèmes ressemblent aux haïkus japonais mais ils gardent le souvenir de la fable, du proverbe et du dicton, l’odeur du matou «dans les plis du paysage», «alors que l’amour atermoie à la porte». Il renâcle à totaliser les mondes. Il veut simplement «parler, parler, parler, de tout ce rien qui est si peu dans l’oreille». Il veut retourner à ses amours, à ses images cocasses…

Wilfred Schiltknecht
Le Temps