Ce livre ressemble à un chemin vicinal, sinueux, imprévisible, toujours réjouissant. Voici des fourmis qui se croisent sans se saluer, le Saint-Esprit qui passe, une croupe de dame qui en fait autant, un chef de gare qui écoute les sirènes… Comment définir ces brefs récits où le réel, délicatement déplié, laisse apparaître le fantastique? Contes ou fables? Prose poétique ou haïku à l’occidentale? Peu importe. On les suit comme les cailloux semés par le Petit Poucet. Avec la certitude de ne jamais s’égarer. En compagnie, ici ou là, de Monsieur Buvard, personnage fantaisiste « qui aimerait tant trousser les femmes de professeur dans les cages d’escalier », mais qui « se traîne, mélancolique, avec des délicatesses, des bouquets de fleurs, des soupirs ».
La réussite de Maîtres et Valets entre deux orages , c’est cette forme légère, précise et lumineuse où se condensent quelques énigmes humaines, comme dans une goutte de rosée où se refléterait un vaste paysage.
Maîtres et Valets entre Deux Orages
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Revue de presse2
Ce livre ressemble à un chemin vicinal, sinueux, imprévisible, toujours réjouissant. Voici des fourmis qui se croisent sans se saluer, le Saint-Esprit qui passe, une croupe de dame qui en fait autant, un chef de gare qui écoute les sirènes… Comment définir ces brefs récits où le réel, délicatement déplié, laisse apparaître le fantastique? Contes ou fables? Prose poétique ou haïku à l’occidentale? Peu importe. On les suit comme les cailloux semés par le Petit Poucet. Avec la certitude de ne jamais s’égarer. En compagnie, ici ou là, de Monsieur Buvard, personnage fantaisiste « qui aimerait tant trousser les femmes de professeur dans les cages d’escalier », mais qui « se traîne, mélancolique, avec des délicatesses, des bouquets de fleurs, des soupirs ».
La réussite de Maîtres et Valets entre deux orages , c’est cette forme légère, précise et lumineuse où se condensent quelques énigmes humaines, comme dans une goutte de rosée où se refléterait un vaste paysage.
…Une rencontre entre le personnage de ses histoires, Monsieur Buvard, et un éditeur plus préoccupé de son chiffre d’affaires que de littérature…
Si l’on s’amuse beaucoup en suivant le très disert Anselme Buvard, il faut toutefois prendre garde à la douceur des choses. La plaisanterie ressemble ici à celle de Kundera. Elle peut cacher de noirs desseins. Diaboliques!
…Une rencontre entre le personnage de ses histoires, Monsieur Buvard, et un éditeur plus préoccupé de son chiffre d’affaires que de littérature…
Si l’on s’amuse beaucoup en suivant le très disert Anselme Buvard, il faut toutefois prendre garde à la douceur des choses. La plaisanterie ressemble ici à celle de Kundera. Elle peut cacher de noirs desseins. Diaboliques!