Alexandre Voisard, L'intégrale 9

Accrues

Acrrues (Carnets 1999-2008); Djoffe 2. Calepins sylvestres; Décritures, 2.
Genre
Carnets
Année de parution
2011
ISBN
978-2-88241-290-4
Collection
Alexandre Voisard, L'intégrale 9
Nb. de pages
420

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Revue de presse
2

Ce neuvième volume de l’ Intégrale constitue la suite de Au rendez-vous des alluvions . Le lecteur retrouve intact le plaisir de butiner en toute liberté ces textes brefs, tirés des carnets de travail du poète. Le livre est composé de deux parties. Les calepins sylvestres, rassemblés sous le titre de Djoffe (mousse qui se forme à la surface de matières liquides lorsqu’elles sont agitées ou chauffées), offrent des observations et impressions saisies au sein de la nature, des fragments de poèmes, des rêveries, des méditations à portée philosophique, des réflexions sur l’écriture. Chaque texte, daté précisément, est lié à la promenade, au mouvement du corps en marche, dans un va-et-vient constant entre le monde extérieur et la vie intérieure, celle de l’esprit et celle du cœur. Ce mouvement, cet allant contribuent à créer une atmosphère particulière, toute bruissante de vie, dans l’intimité du regard poétique. «Allons, poète! Chemine et louvoie entre les orties tant que te portent tes jambes déjà quelque peu lasses.» Décritures regroupe des feuillets de carnets plus développés, dont les thèmes sont pour la plupart liés à des notations de voyage et à des récits de rêves. Ils sont tournés vers «l’ailleurs», vers le «tout autre». L’humour y a sa place. Le poète écrit dans des lieux transitoires: gares, hôtels, cafés… «Le poème naissant est une alerte. Il trouble avant même d’exister», nous dit Alexandre Voisard. On touche du doigt la mystérieuse alchimie de l’écriture, on côtoie le poète à l’œuvre, toujours à l’écoute du «grelot de la poésie». Ouvrez le livre au hasard, en chacune de ses pages un trésor de poésie, une manière d’ être au monde attendent le lecteur.

Ce neuvième volume de l’ Intégrale constitue la suite de Au rendez-vous des alluvions . Le lecteur retrouve intact le plaisir de butiner en toute liberté ces textes brefs, tirés des carnets de travail du poète. Le livre est composé de deux parties. Les calepins sylvestres, rassemblés sous le titre de Djoffe (mousse qui se forme à la surface de matières liquides lorsqu’elles sont agitées ou chauffées), offrent des observations et impressions saisies au sein de la nature, des fragments de poèmes, des rêveries, des méditations à portée philosophique, des réflexions sur l’écriture. Chaque texte, daté précisément, est lié à la promenade, au mouvement du corps en marche, dans un va-et-vient constant entre le monde extérieur et la vie intérieure, celle de l’esprit et celle du cœur. Ce mouvement, cet allant contribuent à créer une atmosphère particulière, toute bruissante de vie, dans l’intimité du regard poétique. «Allons, poète! Chemine et louvoie entre les orties tant que te portent tes jambes déjà quelque peu lasses.» Décritures regroupe des feuillets de carnets plus développés, dont les thèmes sont pour la plupart liés à des notations de voyage et à des récits de rêves. Ils sont tournés vers «l’ailleurs», vers le «tout autre». L’humour y a sa place. Le poète écrit dans des lieux transitoires: gares, hôtels, cafés… «Le poème naissant est une alerte. Il trouble avant même d’exister», nous dit Alexandre Voisard. On touche du doigt la mystérieuse alchimie de l’écriture, on côtoie le poète à l’œuvre, toujours à l’écoute du «grelot de la poésie». Ouvrez le livre au hasard, en chacune de ses pages un trésor de poésie, une manière d’ être au monde attendent le lecteur.

Chantal Calpe
Jura pluriel

{…} Je reste émerveillé de voir combien la nature, dans ses éléments, est proche du poète, et combien il la connaît de l’intérieur. La source des images qui habitent sa poésie en permanence est ici, et elle nous est donnée presque telle quelle. Telle quelle parce que le diariste la nomme très précisément (aucun nom de fleurs ne lui est inconnu, il connaît tous les animaux à poils ou à plumes), ajoutant souvent le nom latin et quelque notation factuelle (il y a de l’encyclopédique dans ces carnets!), puis nous la révèle dans ce qu’elle est, notant les constances et les métamorphoses saisonnières de son environnement de promeneur. Et presque telle quelle, parce que c’est toujours déjà (comme diraient les philosophes) son rapport aux paysages et à leurs éléments de détails qui l’intéresse, qui le préoccupe et qu’il enregistre. {…}

{…} Je reste émerveillé de voir combien la nature, dans ses éléments, est proche du poète, et combien il la connaît de l’intérieur. La source des images qui habitent sa poésie en permanence est ici, et elle nous est donnée presque telle quelle. Telle quelle parce que le diariste la nomme très précisément (aucun nom de fleurs ne lui est inconnu, il connaît tous les animaux à poils ou à plumes), ajoutant souvent le nom latin et quelque notation factuelle (il y a de l’encyclopédique dans ces carnets!), puis nous la révèle dans ce qu’elle est, notant les constances et les métamorphoses saisonnières de son environnement de promeneur. Et presque telle quelle, parce que c’est toujours déjà (comme diraient les philosophes) son rapport aux paysages et à leurs éléments de détails qui l’intéresse, qui le préoccupe et qu’il enregistre. {…}

André Wyss
Notes