Œuvres complètes de Michel Bühler 6
camPoche 98
Disponible en grand format

Un notable

Genre
Roman
Année de parution
2023
ISBN
978-2-88241-526-4
Collection
Œuvres complètes de Michel Bühler 6
camPoche 98
Nb. de pages
216

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Revue de presse
1

«On est comme ces oiseaux dans le lilas. On vit au jour le jour, sans savoir le malheur qui nous guette», pensait Jean Martin, directeur en «ressources humaines» de la banque cossue qui règne sur la place Saint-François à Lausanne. Mais le banquier fonctionnaire est à des années-lumière de se douter du bonheur
Qui le surprendra.
Jean Martin, personnage du dernier roman de Michel Bühler, ne diffère pas des personnages que l’auteur jurassien-vaudois met habituellement en scène: un conformiste qui érige le travail et la hiérarchie sociale en principes absolus d’existence; ou plutôt de non-existence; un passionné d’ordre dont la vie simple se déroule, rythmée par de petites choses, de petits gestes qui permettent de ne pas penser, une vie ritualisée par le coup de blanc et la goguenardise des copains qui vissent leur amitié à une table ronde de bistrot à heures fixes; on l’aura reconnu, c’est l’ Homo helveticus vadensis, le Vaudois dans toute sa splendeur comptable.
…Jamais Michel Bühler n’a écrit avec autant de clarté. Son écriture est celle d’un aquarelliste vaudois. En cela, elle se rapproche de celle de Ramuz. Différence notoire, Bühler aime ses personnages. En marionnettiste virtuose, il les épuise dans leur marche sans but comme celle des notables et des gens sans tendresse. Ou alors il les lâche en plein vol comme le syndicaliste breton en lutte pour sa survie. Parce que la vie est ailleurs? L’écrivain ne le dira pas. Il soulignera seulement « la guerre sournoise que l’argent fait à l’homme ». Jamais l’écrivain ne se met en avant dans sa narration. Sa maîtrise du verbe sans fard et du détail sera l’arme du crime: Michel Büühler trucidera l’homme respectable.

«On est comme ces oiseaux dans le lilas. On vit au jour le jour, sans savoir le malheur qui nous guette», pensait Jean Martin, directeur en «ressources humaines» de la banque cossue qui règne sur la place Saint-François à Lausanne. Mais le banquier fonctionnaire est à des années-lumière de se douter du bonheur
Qui le surprendra.
Jean Martin, personnage du dernier roman de Michel Bühler, ne diffère pas des personnages que l’auteur jurassien-vaudois met habituellement en scène: un conformiste qui érige le travail et la hiérarchie sociale en principes absolus d’existence; ou plutôt de non-existence; un passionné d’ordre dont la vie simple se déroule, rythmée par de petites choses, de petits gestes qui permettent de ne pas penser, une vie ritualisée par le coup de blanc et la goguenardise des copains qui vissent leur amitié à une table ronde de bistrot à heures fixes; on l’aura reconnu, c’est l’ Homo helveticus vadensis, le Vaudois dans toute sa splendeur comptable.
…Jamais Michel Bühler n’a écrit avec autant de clarté. Son écriture est celle d’un aquarelliste vaudois. En cela, elle se rapproche de celle de Ramuz. Différence notoire, Bühler aime ses personnages. En marionnettiste virtuose, il les épuise dans leur marche sans but comme celle des notables et des gens sans tendresse. Ou alors il les lâche en plein vol comme le syndicaliste breton en lutte pour sa survie. Parce que la vie est ailleurs? L’écrivain ne le dira pas. Il soulignera seulement « la guerre sournoise que l’argent fait à l’homme ». Jamais l’écrivain ne se met en avant dans sa narration. Sa maîtrise du verbe sans fard et du détail sera l’arme du crime: Michel Büühler trucidera l’homme respectable.

Yves-André Donzé
Le Quotidien jurassien