Les algues du Fond

Genre
Roman
Année de parution
1990
ISBN
2-88241-018-2
Nb. de pages
156

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Revue de presse
1

Que l’amour ne soit pas le ciment idéal du mariage, c’est ce que Montaigne déjà prétendait, après quelques anciens. On retrouve cette idée au fond du roman de Jean-Pierre Monnier. Finalement, les idées sont toujours neuves pour quelqu’un. Ici pour Geneviève, la jeune femme de Bernard, qui fait à son tour l’expérience d’un mariage dans lequel elle s’est engagée avec toute sa foi, et qu’elle finit par pratiquer, à l’exemple de beaucoup, comme une occupation un peu terne et sans portée.
…Installée dans un confort naissant et une tendresse relative, Geneviève, tout de même, s’ennuie… Pas plus dans le contexte de son existence personnelle que dans le train général du monde d’aujourd’hui elle ne réussit à donner un sens quelconque à la maternité dont elle est menacée.
…les qualités d’écriture, si sensibles dans les deux premiers ouvrages de Jean-Pierre Monnier, n’ont fait depuis lors que s’assurer. On retrouve ici avec plaisir un récit en demi-teintes, des dialogues elliptiques, un langage précautionneux, quelque chose de sourd et de grave, une respiration calme et rigoureuse. Le contraire du roman à sensation. Mais les esprits solides trouveront dans la dernière œuvre abondante matière à réfléchir et à admirer.

Que l’amour ne soit pas le ciment idéal du mariage, c’est ce que Montaigne déjà prétendait, après quelques anciens. On retrouve cette idée au fond du roman de Jean-Pierre Monnier. Finalement, les idées sont toujours neuves pour quelqu’un. Ici pour Geneviève, la jeune femme de Bernard, qui fait à son tour l’expérience d’un mariage dans lequel elle s’est engagée avec toute sa foi, et qu’elle finit par pratiquer, à l’exemple de beaucoup, comme une occupation un peu terne et sans portée.
…Installée dans un confort naissant et une tendresse relative, Geneviève, tout de même, s’ennuie… Pas plus dans le contexte de son existence personnelle que dans le train général du monde d’aujourd’hui elle ne réussit à donner un sens quelconque à la maternité dont elle est menacée.
…les qualités d’écriture, si sensibles dans les deux premiers ouvrages de Jean-Pierre Monnier, n’ont fait depuis lors que s’assurer. On retrouve ici avec plaisir un récit en demi-teintes, des dialogues elliptiques, un langage précautionneux, quelque chose de sourd et de grave, une respiration calme et rigoureuse. Le contraire du roman à sensation. Mais les esprits solides trouveront dans la dernière œuvre abondante matière à réfléchir et à admirer.

Pierre-Olivier Wazler
Journal de Genève