Avant-première de Conversation avec l’: le 14 janvier 2007, au Café du Soleil à Saignelégier
Création de Conversation avec l’ : du 22 au 31 octobre 2007, Centre culturel neuchâtelois, par la compagnie Drôles d’idées .
Dans une cuisine, deux inconnus tentent de s’apprivoiser comme deux enfants qui jouent, comme deux adultes qui se fuient.Mais cette nuit est trop courte tant pour vivre que pour se découvrir. La lune est haute, l’heure du rendez-vous de Zoé sonne. Les notes d’une boîte à musique résonnent .
Valérie Lou mise en lecture au Soleil avec la participation de Jean-Philippe Rapp
De jongleuse de mots, Valérie Lou est passée sans heurt à l’écriture théâtrale. Éditée au dernier trimestre en camPoche chez Campiche Éditeur, à Orbe, la pièce sera présentée en création au mois d’octobre prochain au Centre culturel neuchâtelois. Dimanche, le lendemain du récital de chant, toujours au Soleil à Saignelégier, François Marin, directeur artistique du Théâtre de Valère à Sion, a proposé une lecture de cette pièce avec le journaliste TV Jean-Philippe Rapp dans le rôle de Pierre, et la comédienne Christine Brammeier dans celui de Zoé.
Une conversation avec l’ – c’est le titre de la pièce – est en fait un duo, un duologue. D’habitude, Valérie Lou se bat en duel contre elle-même. Ici, elle délègue la passe d’armes à deux protagonistes, une femme et un homme, se déroulant dans une même atmosphère délétère que dans La Leçon de Ionesco. Cette conversation dans le style du fantastique quotidien se décline dans le présent comme une leçon d’invisible. Sauf qu’ici ce n’est pas l’élève qui meurt et le témoin inquiétant et en retrait de la scène n’est pas la bonne, mais… la lune. Dire cela pour signifier la charge poétique de cet écrivain qui s’affirme. Valérie Lou s’érige en virtuose des petits morceaux d’infini prisonniers du médiocre. Surtout le mec, celui qui ne pleure pas. Ainsi Zoé taraude Pierre: «Vos larmes qui ne tombent jamais – de peur de voler la tristesse des vrais malheureux? Des aigris? Des cassés-pour-de-bon? – vos larmes qui ne tombent jamais ont tracé sur vos joues des chemins d’heures buissonnières: là, les larmes de votre naissance. Là, là rivière salée d’un premier chagrin d’amour. Là, la et là, votre incompétence, votre impudeur… si au moins je trouvais sur votre visage le moindre sillon d’une larme due à la beauté des choses.» Parachuté chez Zoé, Pierre tente d’apprivoiser cette femme étrange qui «préfère mourir vivante que vivre morte» et qui a un étrange rendez-vous avec… l’Autre?
Ce texte à l’absurde tristesse est une réponse à cet appel d’amour soufflant sur les chansons. Théâtralisé, il a la faculté de transformer le chagrin en étoile. La mise en lecture en a rendu toute la richesse.
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Avant-première de Conversation avec l’: le 14 janvier 2007, au Café du Soleil à Saignelégier
Création de Conversation avec l’ : du 22 au 31 octobre 2007, Centre culturel neuchâtelois, par la compagnie Drôles d’idées .
Dans une cuisine, deux inconnus tentent de s’apprivoiser comme deux enfants qui jouent, comme deux adultes qui se fuient.Mais cette nuit est trop courte tant pour vivre que pour se découvrir. La lune est haute, l’heure du rendez-vous de Zoé sonne. Les notes d’une boîte à musique résonnent .
Valérie Lou mise en lecture au Soleil avec la participation de Jean-Philippe Rapp
De jongleuse de mots, Valérie Lou est passée sans heurt à l’écriture théâtrale. Éditée au dernier trimestre en camPoche chez Campiche Éditeur, à Orbe, la pièce sera présentée en création au mois d’octobre prochain au Centre culturel neuchâtelois. Dimanche, le lendemain du récital de chant, toujours au Soleil à Saignelégier, François Marin, directeur artistique du Théâtre de Valère à Sion, a proposé une lecture de cette pièce avec le journaliste TV Jean-Philippe Rapp dans le rôle de Pierre, et la comédienne Christine Brammeier dans celui de Zoé.
Une conversation avec l’ – c’est le titre de la pièce – est en fait un duo, un duologue. D’habitude, Valérie Lou se bat en duel contre elle-même. Ici, elle délègue la passe d’armes à deux protagonistes, une femme et un homme, se déroulant dans une même atmosphère délétère que dans La Leçon de Ionesco. Cette conversation dans le style du fantastique quotidien se décline dans le présent comme une leçon d’invisible. Sauf qu’ici ce n’est pas l’élève qui meurt et le témoin inquiétant et en retrait de la scène n’est pas la bonne, mais… la lune. Dire cela pour signifier la charge poétique de cet écrivain qui s’affirme. Valérie Lou s’érige en virtuose des petits morceaux d’infini prisonniers du médiocre. Surtout le mec, celui qui ne pleure pas. Ainsi Zoé taraude Pierre: «Vos larmes qui ne tombent jamais – de peur de voler la tristesse des vrais malheureux? Des aigris? Des cassés-pour-de-bon? – vos larmes qui ne tombent jamais ont tracé sur vos joues des chemins d’heures buissonnières: là, les larmes de votre naissance. Là, là rivière salée d’un premier chagrin d’amour. Là, la et là, votre incompétence, votre impudeur… si au moins je trouvais sur votre visage le moindre sillon d’une larme due à la beauté des choses.» Parachuté chez Zoé, Pierre tente d’apprivoiser cette femme étrange qui «préfère mourir vivante que vivre morte» et qui a un étrange rendez-vous avec… l’Autre?
Ce texte à l’absurde tristesse est une réponse à cet appel d’amour soufflant sur les chansons. Théâtralisé, il a la faculté de transformer le chagrin en étoile. La mise en lecture en a rendu toute la richesse.
THIERRY LUTERBACHER
Elles étaient une fois…
Elles étaient une fois part à la recherche des traces de l’enfance. De ces instants qui ressurgissent toute une vie durant, sans que l’on sache vraiment pourquoi, et nous marquent à jamais. Des bulles de bonheur et de malheur qui nous construisent et nous détruisent. Ces moments qui racontent à quel point nous avons trahi notre enfance, ces moments qui nous emmènent tendrement, un pas en avant deux pas en arrière, dans un bac à sable.
Trois femmes à la recherche de leur identité et de leurs rêves Né en 1950 à Péry-Reuchenette, Thierry Luterbacher , l’auteur du Sacre de l’inutile (2008, Ed. Campiche), célébrait déjà la beauté du geste gratuit et la nostalgie des temps de 1968, époque où, à dix-huit ans, il était proche du voyageur Gaston Latraviole dépeint avec compassion dans le roman. Déjà, parce lorsqu’il se met à étudier les clichés de cette tension sociale, formant dans sa tête la figure du clochard et celle de l’homme d’affaires, il écrit progressivement la pièce de théâtre que vous pourrez voir dès samedi à Saint-Imier: Elles étaient une fois... D’abord écrits au masculin, les personnages prototypiques et caricaturaux de Luterbacher se construisent en subtilité en devenant des femmes, puis en s’adjoignant une troisième comparse: une jeune femme en quête d’identité.
Je ne veux pas que cette rencontre, dans un bac à sable, tourne au désespoir, je souhaite au contraire que par les jeux du retour à l’enfance, ces trois femmes puissent faire un pas de plus dans les retrouvailles avec leur identité, leur humanité, nous dit l’auteur. L’espoir dans le personnage d’Aurore. Un bac à sable, une plage, un lieu improbable réunit donc trois femmes, par un après-midi gris et jusqu’au coucher du soleil: Rosa, la clocharde, Claire, la femme d’affaires et Aurore, qui recherche sa mère. Claire vient voir pourquoi son mari s’est amouraché de Rosa et Aurore vient retrouver en Rosa sa mère... Rosa est donc le pivot de l’histoire, son héroïne en quelque sorte. Si Claire va jouer tous les jeux en pensant à son intérêt, puisque pour elle rien n’est gratuit, Rosa est la généreuse, la poétique, la créatrice pour laquelle la beauté n’a de sens que dans son inutilité. Une femme doit aujourd’hui être compagne, mère et avoir une profession, ces rôles superposés sont difficiles et souvent des choix terribles doivent être faits, au détriment d’un engagement à long terme, sur l’humain, sur la tendresse et la créativité, explique Antoine Le Roy, le metteur en scène, Jurassien lui aussi, qui ajoute que l’espoir se situe aussi dans le personnage d’Aurore, la plus jeune mais la seule solide. L’auteur comme le metteur en scène s’accordent sur un point essentiel: ces femmes sont tendres, fragiles, déstabilisées par la rencontre, à la recherche sincère de leur singularité; elles sont drôles aussi, pleine d’autodérision. La femme d’aujourd’hui s’y retrouvera, sans nul doute. Rendez-vous à la première ce samedi 24 octobre à Saint-Imier!
THIERRY LUTERBACHER
Elles étaient une fois…
Elles étaient une fois part à la recherche des traces de l’enfance. De ces instants qui ressurgissent toute une vie durant, sans que l’on sache vraiment pourquoi, et nous marquent à jamais. Des bulles de bonheur et de malheur qui nous construisent et nous détruisent. Ces moments qui racontent à quel point nous avons trahi notre enfance, ces moments qui nous emmènent tendrement, un pas en avant deux pas en arrière, dans un bac à sable.
Trois femmes à la recherche de leur identité et de leurs rêves Né en 1950 à Péry-Reuchenette, Thierry Luterbacher , l’auteur du Sacre de l’inutile (2008, Ed. Campiche), célébrait déjà la beauté du geste gratuit et la nostalgie des temps de 1968, époque où, à dix-huit ans, il était proche du voyageur Gaston Latraviole dépeint avec compassion dans le roman. Déjà, parce lorsqu’il se met à étudier les clichés de cette tension sociale, formant dans sa tête la figure du clochard et celle de l’homme d’affaires, il écrit progressivement la pièce de théâtre que vous pourrez voir dès samedi à Saint-Imier: Elles étaient une fois... D’abord écrits au masculin, les personnages prototypiques et caricaturaux de Luterbacher se construisent en subtilité en devenant des femmes, puis en s’adjoignant une troisième comparse: une jeune femme en quête d’identité.
Je ne veux pas que cette rencontre, dans un bac à sable, tourne au désespoir, je souhaite au contraire que par les jeux du retour à l’enfance, ces trois femmes puissent faire un pas de plus dans les retrouvailles avec leur identité, leur humanité, nous dit l’auteur. L’espoir dans le personnage d’Aurore. Un bac à sable, une plage, un lieu improbable réunit donc trois femmes, par un après-midi gris et jusqu’au coucher du soleil: Rosa, la clocharde, Claire, la femme d’affaires et Aurore, qui recherche sa mère. Claire vient voir pourquoi son mari s’est amouraché de Rosa et Aurore vient retrouver en Rosa sa mère... Rosa est donc le pivot de l’histoire, son héroïne en quelque sorte. Si Claire va jouer tous les jeux en pensant à son intérêt, puisque pour elle rien n’est gratuit, Rosa est la généreuse, la poétique, la créatrice pour laquelle la beauté n’a de sens que dans son inutilité. Une femme doit aujourd’hui être compagne, mère et avoir une profession, ces rôles superposés sont difficiles et souvent des choix terribles doivent être faits, au détriment d’un engagement à long terme, sur l’humain, sur la tendresse et la créativité, explique Antoine Le Roy, le metteur en scène, Jurassien lui aussi, qui ajoute que l’espoir se situe aussi dans le personnage d’Aurore, la plus jeune mais la seule solide. L’auteur comme le metteur en scène s’accordent sur un point essentiel: ces femmes sont tendres, fragiles, déstabilisées par la rencontre, à la recherche sincère de leur singularité; elles sont drôles aussi, pleine d’autodérision. La femme d’aujourd’hui s’y retrouvera, sans nul doute. Rendez-vous à la première ce samedi 24 octobre à Saint-Imier!
SARAH MARCUSE
Luna Parc
Lauréate du Prix SSA 2005 à l’écriture théâtrale
Création de Luna Parc : le 7 octobre 2006, au Théâtre du Loup, Genève
Un ange maladroit en mission sur terre. Un train fantôme qui efface les peurs. Deux jeunes qui découvrent l’amour. Un génial gitan estropié. Un patron de foire en mal d’amour. Une fanatique du bonheur.
Un Luna Parc au bord du gouffre. Un terrain vague de bout du monde. Un plongeoir.
Un conte philosophique.
MICHEL MOULIN
Pavot
Lauréat du Prix SSA 2005 à l’écriture théâtrale
Caché au fond d’une friche portuaire, l’ultime sanctuaire où se sont réfugiés ceux qui ont érigé en dogme ce qu’ils nomment la Règle. Qui sont-ils – ou plutôt qui étaient-ils ? Une secte ? Une ethnie minoritaire ? Une société secrète ? Une mafia ? De tout cela un peu, sans doute. Ce qui est sûr, c’est qu’ils furent riches et puissants, discrètement proches des grands d’un monde pour qui ils soldaient d’obscures affaires.
Pavot parle à sa façon de l’obscurantisme qui revient en force dans nos sociétés, qu’elles soient occidentales ou orientales, et qu’il soit politique d’État ou idéologie sectaire.
RENÉ ZAHND
Kardérah
Création de Kardérah , le 14 novembre 2006: au Théâtre de la Parfumerie, Genève. Coproduction : Les ArTpenteurs (Suisse), Acte Sept (Mali), Les Intrigants (République Démocratique du Congo)
Quelques personnages peuplent le quotidien de Kardérah, ville assoiffée et captive de ses croyances. Parmi eux passe parfois la Femme-Oiseau, sans âge, mais ils ne l’entendent jamais raconter l’histoire légendaire de la cité. Parfois aussi, la Gueuse et le Gueux conçoivent des plans farfelus pour regarder de l’autre côté du mur qui barre l’horizon. Évidemment, ils n’y parviennent jamais.
Alors que tout semble figé, un étranger arrive et menace un instant l’immobilité minérale de Kardérah, mais l’inertie, la force des habitudes et le refus du changement seront les plus forts. Tout reste sous l’empire du sable et de l’oubli. Pourtant, pied de nez à la réalité, la Gueuse et le Gueux finissent par s’embrasser.
Ce projet de « théâtre épique pour deux continents et un mur » a été écrit dans le cadre d’une collaboration entre Acte 7 (Mali), Les Intrigants (République Démocratique du Congo) et les ArTpenteurs (Suisse).
L’admirable alchimie de Kardérah
Il y a des moments admirables dans le spectacle créé la semaine dernière à la Parfumerie de Genève par la troupe vaudoise des ARTpenteurs, grossie par d’excellents apports maliens et congolais. Un mélange qui a valu à cette production le soutien de la Commission internationale du théâtre francophone. L’alchimie entre comédiens suisses et africains fonctionne à merveille, notamment dans les duos délicieux joués par Jacqueline Corpataux et Karim Diara. Des perles. Ces artiste pleins de talent partent pour une tournée qui va d’Yverdon à Lausanne, puis du Mali au Burkina Faso, avant de s’achever au Niger. Quel voyage pour la pièce Kardèrah , écrite exprès pour ce groupe composite, après une rencontre à Bamako. La mise en scène d’Adama Traoré et de Thierry Crozat, très animée, et la scénographie et les lumières de Michel Faure donnent les meilleures chances au jeu des acteurs, qui ne laissent pas passer l’occasion. Ils brillent tous, malgré les écueils du texte de René Zahnd, d’abord plein de fraîcheur et d’inattendu, puis plus pesant et même touffu, à cause de la veine épique choisie par l’auteur.
SARAH MARCUSE
Luna Parc
Lauréate du Prix SSA 2005 à l’écriture théâtrale
Création de Luna Parc : le 7 octobre 2006, au Théâtre du Loup, Genève
Un ange maladroit en mission sur terre. Un train fantôme qui efface les peurs. Deux jeunes qui découvrent l’amour. Un génial gitan estropié. Un patron de foire en mal d’amour. Une fanatique du bonheur.
Un Luna Parc au bord du gouffre. Un terrain vague de bout du monde. Un plongeoir.
Un conte philosophique.
MICHEL MOULIN
Pavot
Lauréat du Prix SSA 2005 à l’écriture théâtrale
Caché au fond d’une friche portuaire, l’ultime sanctuaire où se sont réfugiés ceux qui ont érigé en dogme ce qu’ils nomment la Règle. Qui sont-ils – ou plutôt qui étaient-ils ? Une secte ? Une ethnie minoritaire ? Une société secrète ? Une mafia ? De tout cela un peu, sans doute. Ce qui est sûr, c’est qu’ils furent riches et puissants, discrètement proches des grands d’un monde pour qui ils soldaient d’obscures affaires.
Pavot parle à sa façon de l’obscurantisme qui revient en force dans nos sociétés, qu’elles soient occidentales ou orientales, et qu’il soit politique d’État ou idéologie sectaire.
RENÉ ZAHND
Kardérah
Création de Kardérah , le 14 novembre 2006: au Théâtre de la Parfumerie, Genève. Coproduction : Les ArTpenteurs (Suisse), Acte Sept (Mali), Les Intrigants (République Démocratique du Congo)
Quelques personnages peuplent le quotidien de Kardérah, ville assoiffée et captive de ses croyances. Parmi eux passe parfois la Femme-Oiseau, sans âge, mais ils ne l’entendent jamais raconter l’histoire légendaire de la cité. Parfois aussi, la Gueuse et le Gueux conçoivent des plans farfelus pour regarder de l’autre côté du mur qui barre l’horizon. Évidemment, ils n’y parviennent jamais.
Alors que tout semble figé, un étranger arrive et menace un instant l’immobilité minérale de Kardérah, mais l’inertie, la force des habitudes et le refus du changement seront les plus forts. Tout reste sous l’empire du sable et de l’oubli. Pourtant, pied de nez à la réalité, la Gueuse et le Gueux finissent par s’embrasser.
Ce projet de « théâtre épique pour deux continents et un mur » a été écrit dans le cadre d’une collaboration entre Acte 7 (Mali), Les Intrigants (République Démocratique du Congo) et les ArTpenteurs (Suisse).
L’admirable alchimie de Kardérah
Il y a des moments admirables dans le spectacle créé la semaine dernière à la Parfumerie de Genève par la troupe vaudoise des ARTpenteurs, grossie par d’excellents apports maliens et congolais. Un mélange qui a valu à cette production le soutien de la Commission internationale du théâtre francophone. L’alchimie entre comédiens suisses et africains fonctionne à merveille, notamment dans les duos délicieux joués par Jacqueline Corpataux et Karim Diara. Des perles. Ces artiste pleins de talent partent pour une tournée qui va d’Yverdon à Lausanne, puis du Mali au Burkina Faso, avant de s’achever au Niger. Quel voyage pour la pièce Kardèrah , écrite exprès pour ce groupe composite, après une rencontre à Bamako. La mise en scène d’Adama Traoré et de Thierry Crozat, très animée, et la scénographie et les lumières de Michel Faure donnent les meilleures chances au jeu des acteurs, qui ne laissent pas passer l’occasion. Ils brillent tous, malgré les écueils du texte de René Zahnd, d’abord plein de fraîcheur et d’inattendu, puis plus pesant et même touffu, à cause de la veine épique choisie par l’auteur.