Un Arbre de Vie

Genre
Roman
Année de parution
1995
ISBN
2-88241-057-3
Nb. de pages
480

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Revue de presse
1

…En l’occurrence, ce n’est pas seulement le gigantisme de l’œuvre qui en impose. Une saga familiale pourrait se résumer à une énumération de lieux, de dates, de mariages, de décès, de naissances. Ce serait sans compter avec le talent de Suzanne Deriex qui sait donner vie aux personnages et aux époques, qui à travers le verbe paraît sans cesse s’interroger sur le mystère de l’existence. Si fresque il y a, elle est émaillée de croquis subtils et de fines aquarelles. Le livre vaut autant pour la saisie des grandes mutations d’une époque que pour telle évocation de l’héroïne prêtant l’oreille au chant d’un oiseau.
Tout commence en 1763 à Hauptwil, avec la mort d’Élisabeth von Gonzenbach qui laisse derrière elle un mari et trois enfants, dont la jeune Élisabeth Antoinette. C’est elle, la figure qui émerge peu à peu du foisonnement de personnages. Tout le monde l’appelle Elsette…
Au fil de ses pérégrinations, Elsette entre en contact avec les grands courants de pensée de son époque. Elle est fascinée par Bartolomeo de Felice, le maître d’œuvre de l’Encyclopédie d’Yverdon, elle s’intéresse à Pestalozzi, entend parler de Lavater et de sa physiognomonie ou de la fabuleuse érudition d’Albrecht de Haller, elle croise Monsieur de Voltaire à Genève…
À travers les événements et les conversations, et, grâce à la soif de connaître et de vivre de l’héroïne, ce roman restitue admirablement le climat intellectuel, moral et politique qui régnait alors en Europe centrale. C’est une des grandes réussites du livre. Alors qu’Elsette a déjà pris place dans notre mémoire de lecteur, aux côtés des personnages lumineux que la littérature nous a donnés.

…En l’occurrence, ce n’est pas seulement le gigantisme de l’œuvre qui en impose. Une saga familiale pourrait se résumer à une énumération de lieux, de dates, de mariages, de décès, de naissances. Ce serait sans compter avec le talent de Suzanne Deriex qui sait donner vie aux personnages et aux époques, qui à travers le verbe paraît sans cesse s’interroger sur le mystère de l’existence. Si fresque il y a, elle est émaillée de croquis subtils et de fines aquarelles. Le livre vaut autant pour la saisie des grandes mutations d’une époque que pour telle évocation de l’héroïne prêtant l’oreille au chant d’un oiseau.
Tout commence en 1763 à Hauptwil, avec la mort d’Élisabeth von Gonzenbach qui laisse derrière elle un mari et trois enfants, dont la jeune Élisabeth Antoinette. C’est elle, la figure qui émerge peu à peu du foisonnement de personnages. Tout le monde l’appelle Elsette…
Au fil de ses pérégrinations, Elsette entre en contact avec les grands courants de pensée de son époque. Elle est fascinée par Bartolomeo de Felice, le maître d’œuvre de l’Encyclopédie d’Yverdon, elle s’intéresse à Pestalozzi, entend parler de Lavater et de sa physiognomonie ou de la fabuleuse érudition d’Albrecht de Haller, elle croise Monsieur de Voltaire à Genève…
À travers les événements et les conversations, et, grâce à la soif de connaître et de vivre de l’héroïne, ce roman restitue admirablement le climat intellectuel, moral et politique qui régnait alors en Europe centrale. C’est une des grandes réussites du livre. Alors qu’Elsette a déjà pris place dans notre mémoire de lecteur, aux côtés des personnages lumineux que la littérature nous a donnés.

René Zahnd
24 Heures