Ni les ailes ni le bec

Genre
Nouvelles
Année de parution
1987
ISBN
2-88241-002-6
Nb. de pages
168

Acheter l'ouvrage

CHF 32.60 *
Ajouter au panier
L’achat est soumis aux conditions générales de vente.

Revue de presse
1

…François Conod nous propose un échantillonnage fort réjouissant de narration, de styles, d’humeurs et de pirouettes.
Ce cahier d’écriture n’est cependant pas un simple exercice de style, pour nous montrer ce qu’on peut faire. Il s’agit davantage d’aquarelles coquines dans «L’instantané», délicat jeu de couleurs et de mots pour décrire une jeune baigneuse, ou de bande dessinée dans le périple d’une Buick à travers une Amérique de plastique et de couleurs criardes.
Un peu sorcier, François Conod fait revivre les «doigts d’Alberto» dans une vibration poétique bouleversante, mais cisèle aussi un adorable conte pour princesse sage, ou grave, à l’acide, sa haine concentrée de la chose militaire. La tendresse pour des adolescents égarés entre deux sexes, entre deux mondes, de ces très jeunes cœurs assoiffés, et de ces «Nous» impersonnels, de ceux-là aussi, tout entiers dévorés par la convention bourgeoise ou la carrière.
À chacun de ces courts écrits, une plume neuve aiguisée, chatoyante, une audace ou un cachet personnel d’humour, de sensualité saine et tonique. Une sorte de carnaval humain, où l’écrivain s’égratigne lui-même avec verve, mais où la virulence n’est jamais cruauté gratuite. On rit souvent des trouvailles, du trait insolite, de l’angle de prise de vue inhabituel, et de l’invention jaillissante qui devraient nous réserver de fort savoureuses surprises si François Conod garde à ses plumes leur fraîcheur de ton.

…François Conod nous propose un échantillonnage fort réjouissant de narration, de styles, d’humeurs et de pirouettes.
Ce cahier d’écriture n’est cependant pas un simple exercice de style, pour nous montrer ce qu’on peut faire. Il s’agit davantage d’aquarelles coquines dans «L’instantané», délicat jeu de couleurs et de mots pour décrire une jeune baigneuse, ou de bande dessinée dans le périple d’une Buick à travers une Amérique de plastique et de couleurs criardes.
Un peu sorcier, François Conod fait revivre les «doigts d’Alberto» dans une vibration poétique bouleversante, mais cisèle aussi un adorable conte pour princesse sage, ou grave, à l’acide, sa haine concentrée de la chose militaire. La tendresse pour des adolescents égarés entre deux sexes, entre deux mondes, de ces très jeunes cœurs assoiffés, et de ces «Nous» impersonnels, de ceux-là aussi, tout entiers dévorés par la convention bourgeoise ou la carrière.
À chacun de ces courts écrits, une plume neuve aiguisée, chatoyante, une audace ou un cachet personnel d’humour, de sensualité saine et tonique. Une sorte de carnaval humain, où l’écrivain s’égratigne lui-même avec verve, mais où la virulence n’est jamais cruauté gratuite. On rit souvent des trouvailles, du trait insolite, de l’angle de prise de vue inhabituel, et de l’invention jaillissante qui devraient nous réserver de fort savoureuses surprises si François Conod garde à ses plumes leur fraîcheur de ton.

Mireille Schnorf
Vevey Riviera